La Fnaim s’inquiète à juste titre de l’évolution actuelle du marché et réclame une action d’urgence : “seule une correction à la baisse des prix pourrait permettre de resolvabiliser la clientèle”. Il est vrai que la baisse des transactions et des prix qui a commencé à s’amorcer risque de s’amplifier, en risquant de fragiliser l’équilibre économique des agences.
Parallèlement, les taux d’intérêt sont légèrement redescendu mais plus pour boucler les objectifs annuels des banques disent certains.
Une association de consommateurs a publié un communiqué de presse qui dénonce le vide juridique autour des honoraires des agents immobiliers qui “sont libres et varient entre 2 et 13 %“. “Ils (ndlr: Les agents immobiliers) représentent donc un caractère inflationniste et contribuent à alimenter les spirales de hausses“.
Le communiqué demande notamment au gouvernement de légiférer en faveur de plus de transparence dans le montant de la commission des biens, afin que les acheteurs puissent faire jouer la concurrence entre plusieurs agences en leur demandant de diminuer le montant de leurs honoraires. Deux propositions sont faites, la première étant de plafonner les honoaires, et la seconde est “d’imposer aux professionnels de préciser dans le prix affiché le montant exact de leur rémunération“.
Il est vrai que lorsqu’un même bien est mis en vente par plusieurs agences, il n’est pas rare d’en voir certaines le proposer à des prix bien supérieurs, un peu d’ordre dans tout cela ne peut qu’être positif pour les acheteurs… qui sont eux-mêmes en général également desvendeurs.
Le Figaro a publié un article qui décrit le profil des acheteurs dans le 2e arrondissement. Il précise notamment que les acquéreurs boudent les biens proposés à des prix trop élevés, et en revanche se manifestent dès qu’un bien apparaît en dessous du prix du marché. Tout ceci semble logique. Autre point intéressant de l’article, il est précisé que “toutes les ventes au-delà de 500.000 euros sont difficiles”.
L’article mentionne aussi le cas d’une vente d’un appartement Bd Bonne Nouvelle de 126m² dont le prix d’appel était de 1M d’euros, et qui s’est finalement vendu à 820K, soit une baisse de 18%. Pourtant dans un immeuble haussmanien, cela fait à peine 6500 euros du mètre carré.
Après avoir vu des milliers d’annonces immobilières, voici quelques mots clés qui sont récurrents dans les annonces, mais pas forcément compréhensible au début.
• dernier étage : sous les toits, mansardé
• idéal premier achat : immeuble et appartement sans standing mais fonctionnels
• en étage : pas au rez-de-chaussé
• sous-plex : duplex sous-sol et rez-de-chaussé
• traversant : sur cour et rue
• FAI : frais d’agence inclus
• entresol : étage avec fenêtres, entre le rez-de-chaussé et le premier étage
• parking possible : en supplément
• viager : l’acquéreur achète le viager avec une décote, mais ne bénéficie que de la nue propriété, et doit attendre le décès des habitants (appelés simplement les têtes) pour récupérer le bien.
• bouquet : somme permettant d’acquérir un bien en viager
• rente : somme à verser chaque mois aux occupants du viager
• loi 48 : appartements bénéficiant d’un bail à vie, non transmissible, avec des loyers plafonnés
• exclusivité : il y a une change que l’agence ait un mandat d’exclusivité
• bon de visite : preuve que le futur acquéreur a bien connu le bien via une agence et donc devra s’acquitter des frais prohibitifs s’il décide d’acheter l’appartement
• idéal musicien : voir sous-plex
• hsp : hauteur sous plafond
• pdt : immeuble en pierre de taille
• pmc : parquet moulures cheminée(s)
• hauss : haussmanien
• entièrement refait : risque d’être cher et cache-misère
• duplex inversé : l’entrée se fait par l’étage supérieur
• nue propriété : être propriétaire du bien sans pouvoir l’habiter, les biens vendus en nue propriété bénéficient d’une forte décote
• usufruit : ne pas être propriétaire, mais avoir le droit d’habiter à vie dans l’appartement, ou de le louer