C’est la rentrée, et comme tous les ans la presse consacre sa une à l’immobilier. Alors baisse ou pas baisse ? Il y a bien une baisse significative du volume des ventes, notamment dans le neuf. Les notaires enregistrent une baisse de 10% en volume par rapport à 2007. Donc il y a baisse, mais qu’en est-il des prix ?
Et bien ils se portent bien. Malgré un taux de négociation en hausse qui atteint désormais en moyenne 5,5%, le marché parisien continue son insolente croissance pour le plus grand malheur des primo-accédants. Dans plus de la moitié des arrondissements la hausse dépasse cette année encore 10%.
La demande reste élevée à Paris, et les potentiels acheteurs deviennent de plus en plus sélectifs. Les biens médiocres ne se vendent plus comme des petits pains et c’est ce qui peut expliquer la baisse en volume. Comme ces biens de second choix sont logiquement moins chers, cela implique statistiquement une moyenne des prix sur des biens de meilleure facture donc une hausse.
Certains baromètres de l’immobilier tiennent compte du standing et du quartier précis où se trouvent les appartements. Alors qu’en est-il à ce niveau pour des biens de qualité ? Quand on regarde de près, sur les biens de qualité, on observe à la fois des hausses et des baisses. Alors docteur, ils sont fiables ces tableaux de bord ? Combien de transactions sont prise en compte pour établir une moyenne de prix ?
Et sur le terrain, il n’est pas rare de voir des prix supérieurs à l’argus… Anticipation sur la hausse ?
Avec le coup de frein sur les crédits, la hausse des taux d’intérêt, des précisions de forte baisse, l’immobilier baissera forcément pour remonter. Qui prétend savoir ce qu’il se passera dans les années à venir n’est plus crédible.